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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 10:56

A qui profite le crime, si crime il y a ?

 

Que les choses soient claires, mon grand père en s’exilant en France a fui le régime fasciste. Moi fille d’ouvrier immigré italien, si je devais aller voter et n’avoir le choix qu’entre le PS et le FN, je voterais PS et mes racines sont blanches et catholiques. Cela ne fait pas de moi un être supérieur ou inférieur.

Même, si sur la forme on n’est pas d’accord sur tout, Nadine MORANO n’a fait que citer une phrase du Général de Gaulle et elle a dit tout haut ce qu’une grande partie des Français pense tout bas. Elle n’a jamais fait de hiérarchie dans les couleurs. Je sais qu’elle aime les gens et qu’elle n’est pas raciste.

- Alors à qui profite le crime ? À ceux qui veulent prendre sa place : « Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge » !

- À qui profite le crime ? Au Front National. En sanctionnant Nadine MORANO pour cette citation, on censure le Général de Gaulle. En s’obstinant à ne pas écouter le peuple français, on favorise le vote Front National. Nous devons écouter les craintes des Français en leur apportant nos propres réponses.

- À qui profite le crime ? À la Gauche « bien pensante » qui en rajoute une couche et qui se réjouit de la montée du Front National en espérant un front républicain dans un éventuel second tour. Que la Gauche balaye devant sa porte, elle qui a investi Thibault Villemin comme tête de liste en Meuse, celui-là même, qui en se maintenant au deuxième tour des élections départementales a permis l’entrée du Front National dans notre seul département lorrain !

Dans « on n’est pas couché », Nadine MORANO a été brillante en défendant sa position sur les réfugiés mais on n’a voulu retenir que ce qui fait polémique.

On nous dit que ce sont des citations qui datent d’il y a cinquante ans ! Le monde change ! Alors supprimons toutes les références littéraires de notre pays qui datent et qui n’ont plus lieu d’être puisqu’elles ont été écrites à une autre époque. Ne citons plus le Général de Gaulle et Peyrefitte. Ne citons plus ce magnifique « Voyage au bout de la nuit » de Céline collabo et antijuif, ne citons plus Du Bellay : « France mère des arts, des armes et des lois ». Ce n’est plus la France d’aujourd’hui !

On pourrait rajouter : Il n’y a plus de liberté d’expression quand la parole est muselée. Il n’y a que Charlie Hebdo qui a tous les droits !

Supprimons le mot race et nous n’aurons plus de racisme ! Ce n’est pas en tuant les mots que nous guérirons les maux !

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 12:23

Monsieur le Président, vous nous réunissez aujourd’hui pour évoquer les résultats de la consultation publique que vous avez voulu mener sur Vandières et que vous persévérez à qualifier de nécessaire.

Avant de vous faire part de mes réflexions à ce sujet, je ne résiste pas à l’envie de vous lire un courriel que j’ai reçu d’une personne que je ne connais pas.

« Maintenant que la consultation est faite et pour laquelle la majorité des lorrains ne s'est pas sentie concernée, que la majorité des quelques votants a dit « Non » alors que le projet est voté depuis des années et son financement "prévu", que décide la majorité régionale qui a été désapprouvée par ce vote stupide ? Quel gâchis ! »

Ma réponse à cette personne :

« Stupide, vous avez dit stupide, comme c’est stupide, et quel gâchis en effet. Le responsable va désormais devoir répondre en arguant des raisons d’être de la gare au mépris de la consultation, ou décider de ne pas la faire alors qu’il l’avait promis.
En ces temps de disette, ai-je ajouté, il est bien dommage de ne pas privilégier des investissements qui profitent aux milliers de travailleurs, quotidiennement embouteillés sur l’A31".

 

Pour répondre à Madame ZANETTI, le CES et le groupe des Verts, qui ne sont pas UMP, ce sont prononcés contre cette consultation, alors posture aussi ?

 

Revenons aux résultats.

Au-delà des résultats globaux qui, tel que cela a déjà été dit, expriment des doutes ou un rejet fort du projet de Vandières, la photographie par département ne manque pas non plus d’intérêt.

 

C’est en Meuse que la participation a été la plus élevée : 11, 19 %.

Le NON l’a effectivement emporté avec 60,41 %, ce qui montre bien la perplexité des Meusiens à l’égard d’un nouvel équipement fort coûteux, susceptible, dans le temps, de « menacer » la gare Meuse TGV, laquelle est, rappelons-le, un vrai succès. Il semblerait que ni Christian Namy, ni la SNCF (cf. courrier de G. Pepy à JP Masseret), ni vous-même, Monsieur le Président, n’ayez trouvé les mots pour convaincre les Meusiens du contraire.

Si votre rapport détaille les résultats de la consultation publique, il aborde également et longuement d’autres sujets et entre autres la reconversion de Louvigny en gare de fret.

 

Vous écrivez « la reconversion de celle-ci doit s’appréhender comme une vision anticipatrice de ce que sera le transport de fret à horizon de la prochaine décennie. »

 

Alors oui Monsieur le Président, ayons une vision anticipatrice de ce que sera le transport de fret dans un département rural comme la Meuse.

Les fours à chaux de Dugny, desservis par voie ferrée capillaire transportent 50 % de leur production par le fer. Cette desserte nécessite aujourd’hui d’importants travaux.

La maintenance, jamais réalisée était pourtant intégrée et financée dans la redevance d’utilisation alors versée à Réseau Ferré de France. A l’heure actuelle, SNCF réseau ne s’engage pas sur la pérennité de cette ligne si des accords, aux termes insurmontables pour l’industriel, ne sont pas actés.

Nous risquons, au mieux, une augmentation significative de camions sur nos routes et, au pire, la fermeture des fours à chaux.

Par ailleurs, la suppression de cette ligne menace également le site d’INEOS et conduirait, à terme, à la suppression de la gare de Verdun.

Je vous demande donc, Monsieur le Président, de bien vouloir intervenir auprès des instances compétentes (SNCF Réseau, le commissaire au redressement productif, le préfet de région, le ministre du transport et du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique) pour résoudre cette situation. Mais je pense que vous connaissez le dossier.

Monsieur le président, il ne s’agit pas d’une digression par rapport à notre sujet initial ; la création de nouvelle desserte sur le réseau SNCF ne saurait en effet être envisagée avant que celles qui existent et qui sont efficientes, ne soient dûment entretenues et améliorées pour des raisons économiques, d’emploi et d’écologie.

A la suite de la réunion j'ai demandé au Président MASSERET d'intervenir sur ce dossier des fours à chaux : il m'a dit "oui"

Thibault WILLEMIN lui m'a répondu " mais on n'y peut rien "! 

 

 

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 19:25

UN VŒU CONTRE LA DIMINUTION DU NOMBRE D’ENSEIGNANTS ET LES FERMETURES DE CLASSES.

Fermeture de classes à Buvignier

Suppression de Professeurs.

 

Je le regrette vraiment, mais c'était prévisible ! L’Education Nationale fait ce que les élus du Conseil Général n’ont pas eu le courage de faire. (Voir mon courrier à Christian NAMY).

Mais où sont les 60 000 enseignants promis par François HOLLANDE ?

 

A CETTE MEME SEANCE PRESENTATION DES SCHEMAS DE COOPERATION INTERDEPARTEMENTALE

Ces schémas ont été élaboré par les services administratifs sans concertation avec les élus.

Cette étude est prématurée puisque nous ne connaissons pas les compétences futures des Conseils Départementaux et des nouvelles Régions.

 

EXTRAIT DE LA RESOLUTION RELATIVE AU SCHEMA INTERDEPARTEMENTAL DE L’EDUCATION (…)

« La mutualisation et l’harmonisation.

Autour de la carte des établissements et de la sectorisation :

Les Départements ont la compétence de définir la carte d’implantation des collèges et leurs secteurs de recrutement, la Région celle de définir la carte des formations et celle d’implantation des établissements par voie de conséquence. La sectorisation des lycées d’enseignement général et technologique est, par ailleurs, une compétence qui incombe à l’Education Nationale. Avec l’objectif d’aller vers une carte d’implantation des établissements homogène en Lorraine, les cinq collectivités se proposent d’engager un travail visant à mutualiser et articuler leur réflexion dans le respect des critères partagés suivants :

- Un bon maillage territorial qui prenne en compte l’équilibre démographique entre les établissements,

- la distance domicile – établissement et/ou le temps de transports,

- les spécificités du territoire y compris en termes d’équipements complémentaires (culturels, sportifs, etc.),

- l’implantation en milieu urbain ou rural…

( …)

Départements concernés Meuse-Meurthe et Meuse

Collèges concernés  Bouligny – Piennes"

Lequel va-t-on supprimer ?

Bizarre ! Vous avez dit bizarre! Comme c’est bizarre ! On s'attaque à la sectorisation interdépartementale alors qu'on n'a même pas eté capable de faire la sectorisation départementale !

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 17:53
A Monsieur Christian NAMY
Président du Conseil Général de la Meuse
Dugny sur Meuse, le 11 janvier 2014
Objet : sectorisation des collèges

Monsieur le Président,

On a tort d’avoir raison seule.

Entre 2004 et 2008, nous avons fait appel à un cabinet : TERRITOIRES 2100 qui a commis deux études de sectorisation pour environ 60 000 €, deux études qui n’ont pas été suivies d’effet par manque de courage politique.

Alors que nous avions perdu, en dix ans, l’équivalent de 4 collèges meusiens de 300 élèves chacun, c’est-à dire 1200 élèves, nous n’avons pas saisi l’opportunité de prendre des mesures pour améliorer la réussite scolaire tout en restructurant nos collèges de façon plus efficiente.

Le projet de sectorisation a été abordé par l'essentiel des acteurs sous une forme affective et politique et non pas cartésienne. 5 ans d'étude, 2 reprises successives sous des angles différents pour un résultat identique : projet en statu quo, qui n'a permis aucune évolution telle qu'envisagée en matière d'aménagement des aires de recrutement pour désenclaver certains secteurs ou encore envisager la fermeture de certains établissements à faible effectif au bénéfice d'un collège d'une qualité largement améliorée qui aurait permis d’offrir un environnement éducatif de nature à gommer les disparités entre établissements.

Nous n’avons rien fait en faveur de la mixité sociale, favorisant l’émulation et l’ambition, et qui, combinée à l’apport pédagogique, est un des facteurs de réussite Au lieu de cela nous avons dépensé de l’argent en investissant dans des collèges qui se vident.

Les communes se sont adaptées au niveau du 1er degré, en créant des regroupements scolaires dispersés puis concentrés, cofinancés par ailleurs par le département en complément de la Dotation Globale d’Equipement versée par l’Etat. Et nous, département, nous n’avons rien changé ! ~~

Vous avez fait voter, en décembre 2013, une modification de la sectorisation afin que les enfants de BELLERAY, HAUDAINVILLE et BELRUPT soient affectés au collège Barrès et vous avez proposé de réfléchir, ensuite, sur les secteurs de recrutement des collèges du Verdunois. Nous faisons les choses à l’envers : on aurait dû, d’abord réfléchir sur la sectorisation et, seulement après, changer le périmètre de Barrès sachant que dans les 10 ans, le quartier ne connaîtra pas d’accroissement démographique lié à l’ORU même si on espère une meilleure mixité sociale.

Les effectifs du collège Barrès étaient, en 2008, de 260 élèves en comptant la SEGPA, ils passent, en 2013, à 221 élèves. Vus les investissements qui ont été faits dans ce collège,

900 000 € pour la cantine pour 80 rationnaires, et les investissements qui restent à faire, il est urgent de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

En 2008, le collège Buvignier où un important investissement a été réalisé, comptait 551 élèves, il en compte aujourd’hui 478. Une réunion est programmée concernant une éventuelle affectation au collège Barrès, des élèves de l’école « Caroline Aigle » située au centre ville. Il est effectivement nécessaire de déshabiller davantage le collège Buvignier pour habiller Barrès ! J’ajoute que les élèves des classes élémentaires de Belleray sont scolarisés à Dugny et que l’on va les séparer de leurs camarades qui vont à Ancemont. Il est temps aussi de déshabiller Ancemont (qui avait jusqu’ici un effectif stable) pour habiller Barrès.

Je ne suis pas certaine que ce nouveau schéma soit apprécié par les Principaux des collèges d’Ancemont et de Buvignier qui vont devoir composer avec des professeurs partagés entre différents établissements, ce qui n’est pas l’idéal pour une meilleure adéquation des postes d’enseignants et pour l’enseignement tout court.

Au périmètre de la nouvelle réflexion c’est-à-dire Thierville, Verdun, Ancemont et Etain, on devrait y inclure Bouligny, puisque les élèves du canton de Spincourt sont partagés entre Etain et Bouligny. Et que dire du collège de Varennes ?

Tout est à recommencer ! 6 ans de travail inutile et combien d’argent dépensé ? Vous comprendrez mon amertume et ma désillusion quant à l’efficacité du pouvoir politique.

Je vous prie d’accepter, Monsieur Le Président, mes salutations distinguées.

Claudine Becq-Vinci
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 16:39

La Région Lorraine a mis en place la carte multipass qui permet à tous les lycéens de bénéficier, entre autres,  d’un accès à la gratuité pour les manuels scolaires.

En mai 2013 Les conseillers Régionaux ont été amenés à approuver la liste des nouveaux partenaires au réseau d’acceptation de la carte « Lorraine Multipass » pour l’année 2013-2014 et parmi eux l’ESPACE CULTUREL LECLERC à VERDUN   et AUCHAN à  BAR LE DUC.

J’ai signalé en séance que les librairies de VERDUN et BAR LE DUC étaient sous le coup de mesures de redressement et risquaient la fermeture. 

Les difficultés des librairies indépendantes sont liées à de multiples facteurs, en particulier Internet, L’achat sur Amazone etc. Ce n'est pas la peine de rajouter des concurrents locaux supplémentaires tels que les supermarchés qui n’ont pas besoin de cette carte pour vivre.

J’ai donc voté « contre ».

Comme tous les conseillers régionaux de gauche, Jean François THOMAS et Thiebault WILLEMIN ont voté « pour ».

Aurélie PHILIPETTI a mis en place un plan pour la librairie indépendante (Est Républicain du samedi 15 mars) et tant mieux. Mais il ne suffit pas de prendre des mesures nationales si localement on prend des mesures contraires. 

Il est bien dommage que le chef lieu de la Meuse, BAR LE DUC, ait perdu sa librairie du Centre Ville.

 

                                                                   

 

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 23:50

Claude Imbert écrivaient de superbes éditoriaux dans "LE POINT".

Je ne supporte pas Franz Olivier Gisberg (FOG) qui l'a remplacé.

Je me suis donc désabonnée de cet hebdomadaire.   

J'invite tous mes amis UMP à faire de même.  

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 17:12

Lors de la séance du Conseil Général de novembre 2013 j’ai déposé un vœu concernant le Commissariat  de Verdun.
Il a été voté à l’unanimité.
 
La presse n’en a pas fait écho, de même que le courrier que j’ai adressé à Manuel VALLS et dont j’attends toujours la réponse.
                       
Claudine BECQ-VINCI dépose le vœu suivant
 
Les locaux du commissariat de Verdun présentent un état de vétusté et de délabrement avancé. A cela s’ajoute une exigüité qui ne permet aucune discrétion dans l’accueil du public. Les bureaux sont petits et sales. L’on y arrive par d’étroits escaliers et couloirs qui semblent mener vers un grenier poussiéreux sous les combles, plutôt que dans des bureaux administratifs. Des travaux de rénovation semblent improbables tellement la configuration des locaux est inadaptée. Par ailleurs le commissariat, situé 4 rue Chaussée, est enclavé au Centre Ville, entouré d’accès piéton, ce qui ne permet pas des interventions d’urgence dans de bonnes conditions.
 
A l’heure où l’on s’émeut de l’insalubrité de nos prisons, il nous paraît nécessaire de rendre, aussi, à nos policiers leur dignité, si l’on veut qu’ils soient motivés et respectés. En raison de ces mauvaises conditions de travail ils méritent davantage notre considération. Mais il est difficile d’imaginer comment ils peuvent exercer leur autorité et  assurer  le maintien de l'ordre et de la sécurité  quand leurs locaux eux-mêmes n’inspirent ni ordre ni sécurité.
 
 C’est pourquoi il nous semble nécessaire et urgent de construire le nouveau commissariat prévu de longue date à l’emplacement de l’ancienne piscine, 1 rue Jean Bouin.
 
 Nous comprenons les difficultés financières de l’état mais il en va de la crédibilité et de l’autorité de notre police.
 
 D’autre part cet investissement serait porteur de travail pour les entreprises locales et donc créateur d’emplois marchands tout en y associant une clause sociale qui permettrait d’intégrer des personnes éloignées de l’emploi. La rationalisation et la modernisation des locaux, la construction d’un bâtiment écologique moins énergivore, entraineraient par ailleurs une baisse des coûts de fonctionnement, dépenses qui pourraient être affectées de façon plus utile aux actions de la police.
 
C’est pourquoi Monsieur le Président, je vous demande d’intervenir auprès des autorités compétentes, avec le soutien de notre Assemblée, afin que la plus grande ville de Meuse soit dotée d’un commissariat moderne digne de ce nom.
                                                                                             
 
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 16:33

Le Département : Nouveau mode de scrutin, nouvelle carte cantonale.

« Les textes de lois promulgués le 17 mai 2013 apportent des modifications au régime électoral des Conseillers Généraux.

Ainsi, les électeurs de chaque canton éliront pour siéger au Conseil Départemental (nouvelle dénomination) 2 membres de sexes différents qui se présenteront en binôme de candidats.

 

En Meuse le nombre de cantons passe de 31 à 17 et le nombre d’élus de 31 à 34.

Enfin et pour corriger les inégalités démographiques entre cantons, les 17 cantons doivent s’inscrire dans un écart maximal de 20% à la moyenne départementale de 11 407 habitants, soit entre 9 126 et 13 689 habitants. »

 

Le Conseil Générale réuni en séance plénière le samedi 18 janvier 2014

 1 - a rejeté le projet de décret établi par les services du Ministère de l’Intérieur, portant création de la nouvelle carte cantonale pour le département de la Meuse qui, en l’état :

- comporte trop d’imperfections et d’incohérences

- ne répond pas aux réalités et aux intérêts d’un département rural comme la Meuse

- nuit au bon fonctionnement de nos institutions

2- a constaté après une analyse approfondie et de nombreuses simulations, que le cadre établi par la loi n’autorise que des améliorations à la marge ne permettant pas de compenser les aberrations structurelles de cette loi.

3- engagera un recours devant le Conseil d’Etat en lien avec les Communautés de Communes du département, si le décret devait être publié dans la rédaction du projet soumis au présent avis. »

Machisme environnant

 

Je ne sais pas si les journalistes de l’Est Républicain sont aussi machos que le Président du Conseil Général mais ils considèrent probablement la parole des femmes politiques inintéressante, sans importance, inutile.

2 femmes sur 31  Conseillers Généraux (c’est le masculin qui l’emporte !) Aucun journaliste ne leur a demandé leur avis sur ce nouveau scrutin et nouveau découpage (Est républicain du samedi 18 Décembre 2013).   Je me suis exprimée  lors de la séance du Conseil Général. Seules les Conseillers généraux, les vrais, les durs, les mâles,  sont cités dans la presse (Est Républicain du 19 janvier 2014).

 D’aucun diront que je pleure sur mon Ego et que je suis Parano. 

Peut-être ?

Mais je n’ai pas attendu la parité pour soutenir les femmes, et de ce fait je suis souvent taxée de MLF ! (Mouvement de libération des femmes)

 Mon intervention séance du 18 janvier 2014

1-      La seule raison pour laquelle j’aurais pu voter ce projet de décret, et cela ne surprendra personne, c’est l’élection d’un binôme homme femme, qui permettrait la parité. Si une loi sur la parité n’est pas satisfaisante sur le plan intellectuel (on aurait préféré que cela se fasse naturellement), force est de constater qu’elle est nécessaire sur le plan pratique.

Je pourrais dire que je ne suis pas concernée puisque j’ai été élue au scrutin uninominal. Mais je sais combien il est difficile, pour une femme, de se faire élire   surtout en milieu rural où certains conservatismes demeurent quant au rôle de la Femme, en particulier chez les personnes âgées.

Ca n’est pas par hasard que les deux seules femmes élues dans cet hémicycle  sont élues dans des cantons moins ruraux.

 Pour moi, le scrutin uninominal est le plus démocratique : Le candidat se présente, avec ou sans l’appui d’un parti politique et les électeurs choisissent. Il permet aussi aux électeurs de mieux connaître leurs élus et d’en être plus proches. Et le scrutin binominal s’en approche. C’est pourquoi je n’abonde pas dans le sens de Jean PICART qui souhaite un scrutin de liste. C’est encore un parti politique qui décide, en général un homme tête de  liste qui choisit ses amis.

2-      la carte cantonale telle que proposée est aberrante, incohérente, ne tient pas compte des réalités et des bassins de vie etc. Mais fusse-t-elle cohérente que je ne l’aurais quand même pas votée. Pourquoi ?

 

3-      le débat sur la réforme territoriale m’avait laissée dubitative quant à son efficacité. J’avais dit alors, que « la montagne allait accoucher d’une souris ».

·         La réforme territoriale devait simplifier : elle complique. Elle devait diminuer le millefeuille, elle rajoute une couche avec les métropoles. En Meuse on passe de 31 conseillers généraux à 34 !

·         La réforme territoriale devait dire qui fait quoi ? Avec la clause de compétence générale tout le monde peut tout faire.

Je préférais de loin la réforme instituant le Conseiller Territorial représentant à la fois le Département et la Région. Elle n’était peut-être pas parfaite mais c’était un début de simplification et cela permettait d’éviter les redondances.

 

Mais ce gouvernement n’a eu de cesse  de détricoter ce qui a été fait par le précédent gouvernement, et pas seulement sur la réforme territoriale !

 

Bref : un grand fouillis, des improvisations ! que de temps perdu et ce n’est pas fini ! 

 

 

 

 

 

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 14:36

Intervention séance plénière du Conseil régional le 29 novembre 2013

Le cadencement en Meuse

IPAD-8-decembre-2013-070.JPG

« Lancé sur le sillon Lorrain en 1970, le Métrolor irrigue aujourd’hui l’ensemble de la Lorraine… Avec le cadencement, la Région pourra ainsi proposer … un réseau structurant à l’échelle de toute la Lorraine.

« L’ensemble de la Lorraine, toute la Lorraine ? » Je ne sais pas si c’est un euphémisme ou une litote, le fait est, qu’en décembre, le TER n’irriguera plus l’ouest et le Centre de la Meuse. Cela va marquer encore davantage l’écart entre la partie irriguée par la Région et la partie délaissée, ce qui entrainera une désertification en moyen de transports.

C’est le serpent qui se mord la queue : il n’y a pas de bon cadencement au niveau de la ligne 5, il n’ y a pas de travaux, il n’y a donc pas assez de voyageurs, et comme il n’y a pas assez de voyageurs on supprime le train pour le remplacer par des bus.

 

Je cite encore : « L’importance des questions de mobilité, pour permettre aux Lorrains un accès facilité à l’emploi, aux études et aux loisirs » ...

- oui si la ligne 5 pouvait être mieux utilisée et donc servir quotidiennement pour les transports domicile-travail, hôpital, si Verdun, Clermont en Argonne, Sainte Ménéhould, et Suippes retrouvaient leur liaison ferroviaire  directe avec  Reims via Saint Hilaire au Temple.

- oui elle pourrait être mieux utilisée s’il y avait l’organisation d’un transport des collégiens et des lycéens par TER, plus fiable que le bus, en particulier en hiver et  ce qui augmenterait le nombre de voyageurs.

Vous écrivez : « Les fondements du cadencement du réseau régional, véritable outil d’aménagement des territoires, d’efficacité économique et levier de la transition énergétique »

En Meuse, la région lorraine est un transporteur du présent mais, contrairement à ce que vous affirmez, elle ne joue pas son rôle d’aménagement du territoire qui nécessite de devancer les évolutions.

Non utilisée, les équipements et les investissements sur cette ligne vont disparaître ce qui ne permettra pas une évolution vers le fret local. Ce ne sera donc pas non plus un levier de la transition énergétique et  de l’écomobilité en Meuse et vive l’écotaxe !

Comme la vallée des matériaux, le cadencement ce n’est certes pas la vallée de la Meuse.

Vous avez dit aménagement du territoire Monsieur le Président ?

 

 

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 10:38

   

Délibération : taxe départementale sur la consommation finale d’électricité. Fixation du coefficient multiplicateur unique à sa limite supérieure en vigueur au 1er janvier de l'année d'imposition.

 

 

 

LES CONSTATS

 

- La Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait déjà annoncé en février que la facture moyenne d'électricité pourrait bondir de 30% d'ici à 2017. Dans un rapport récent, cette commission estime que les tarifs de l'électricité en France pour les ménages devraient augmenter de 6,8% à 9,6% cet été pour couvrir les coûts d'EDF.

 

En attendant l'arbitrage gouvernemental, une augmentation des tarifs EDF semble donc inéluctable.

 

Le gouvernement s’est attaqué aux collectivités territoriales en baissant les dotations mais il n’a pas eu le courage de supprimer une strate qui aurait entrainé des simplifications mais aussi une diminution des dépenses.

 

Le gouvernement s’est attaqué au porte-monnaie des Français avec entre autres la réforme du quotient familial et en supprimant la défiscalisation des heures supplémentaires. Les Français vont avoir une belle surprise sur leur feuille d’impôt en septembre.

 

Le pouvoir d’achat a déjà reculé de 0,9 % en 2012, sa plus forte baisse depuis 1984.

 

De plus, l’hiver a été très long, le prix des combustibles a augmenté et j’imagine les difficultés des plus démunis pour payer leurs factures de chauffage et d’électricité.

 

Le Département propose de fixer le coefficient multiplicateur de la taxe départementale sur la consommation finale d’électricité à sa limite supérieure c'est-à-dire le doubler.

 

Je ne voterai pas cette mesure pour plusieurs raisons :

 

En Premier, pour ne pas alourdir la facture des meusiens

 

En second, parce que j’estime que le département aurait pu faire d’autres choix pour baisser ses dépenses et je donne quelques exemples :

 

- Le transfert du CDDP au Centre Mondial de la Paix pour lequel j’ai voté contre avec l’opposition de gauche (Ce que la presse n’a pas indiqué) et qui va coûter cher non seulement en transfert mais aussi au Centre Mondial, alors qu’on prive d’un très bel outil le peu d’antenne universitaire qui reste à Bar le Duc, et ce uniquement pour remplir le Centre Mondial de la Paix.

 

- Collège BARRES

 

- La loi du 13 août 2004 – acte II de la décentralisation – a transféré aux départements la compétence de la détermination de la carte des secteurs des collèges. Nous avons dépensé inutilement des frais d’étude en 2005 et 2008 pour cette nouvelle sectorisation, je dis inutilement, puisqu’au final nous n’avons rien changé alors que nous avions perdu 1200 élèves en 10 ans et que nous avions l’occasion de prendre des mesures pour améliorer notre réseau des collèges sans altérer la réussite scolaire de nos élèves mais en essayant de l’améliorer.

 

Par manque de courage politique, nous n’avons pas fermé le collège BARRES, ce qui aurait entrainé une mixité sociale qui, avec la qualité pédagogique contribue à la réussite scolaire à l’épanouissement, à l’émulation et ouvre des ambitions.

 

Au contraire, nous avons engagé la restructuration de l'unité de restauration du collège Barrès à VERDUN ce qui a couté

 

825 000 € TTC pour seulement 80 à 90 rationnaires prévus à la rentrée 2013 et je ne sais pas si cela a intégré le mobilier (comparé au 907 740 € pour restructurer la restauration du collège de Vaucouleurs qui va préparer 510 repas à la rentrée 2013) et que nous venons dans la précédente délibération. Récemment une réunion a eu lieu à Haudainville pour envisager une nouvelle sectorisation pour essayer d’augmenter les effectifs du collège Barrès. On va déshabiller Pierre pour habiller Paul, en allant chercher des élèves des collèges Buvignier et D’Ancemont. Cela pourrait entrainer par ailleurs un coût supplémentaire de transport qui pourrait atteindre 30 000€ par an. Le monde rural change ; notre environnement change, les technologies évoluent de même que les outils de communication et d’apprentissage. Le département est resté figé sur un modèle sans s’adapter au progrès, et sans prendre des mesures d’optimisation des moyens aux regards de ses faibles ressources.

 

Alors même si « la personnalité du Maire de Verdun ne facilite pas les choses » (Namy : Est Républicain du 4 juillet) et j’en conviens, au moins avec lui, la consigne est claire. Vous avez annoncé la fermeture de Barrès et au final vous avez fait voter contre sa fermeture.

 

 

 

- troisième exemple : En 2008, nous n’avons pas, toujours par manque de courage politique, pris la décision de désannexer l'école Jean ERRARD pour la transférer à la Commune de Bar le Duc, alors que la loi nous l’obligeait (9 classes sur 14 sont actuellement financées par le Département ce qui représente un montant global de 1 800 748,00 € (chiffre estimé en 2008) transfert que nous aurions fait en 5 ans de 2008 à 2012 pour ne pas mettre à mal le budget de la ville de BAR LE DUC.

 

 

 

 

 

Montant Global

 

Montant 2008

 

Montant 2009

 

Montant 2010

 

Montant 2011

 

Montant 2012

 

1 800 748 €

 

400 748 €

 

380 000 €

 

340 000 €

 

340 000 €

 

340 000 €

 

 

 

- quatrième exemple : MADINE où je préconisais dans un document que j’ai adressé au Président, en 2006, sa cession à des privés, par bail emphytéotique pour laisser aux investisseurs toute latitude. Les investissements et le fonctionnement se font à coups de subventions et les déficits sont régulièrement comblés par des aides publiques.

 

J’arrêterai là l’énumération ; mais voilà comment on aurait pu baisser les dépenses plutôt que vouloir augmenter les recettes en fixant le coefficient multiplicateur de la taxe départementale sur la consommation finale d’électricité à sa limite supérieure c'est-à dire le doubler.

 

 

 

 

 

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Published by Claudine BECQ-VINCI - dans POLITIQUE
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