Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Claudine BECQ-VINCI
  • Le blog de Claudine BECQ-VINCI
  • : Blog de Claudine Becq-Vinci Femme politique Qui suis-je ? Mon parcours Mon action départementale: Vice Présidente du Conseil Général en charge des TIC et de l'Enseignement Mon action au niveau du canton.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives

21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 12:23

Monsieur le Président, vous nous réunissez aujourd’hui pour évoquer les résultats de la consultation publique que vous avez voulu mener sur Vandières et que vous persévérez à qualifier de nécessaire.

Avant de vous faire part de mes réflexions à ce sujet, je ne résiste pas à l’envie de vous lire un courriel que j’ai reçu d’une personne que je ne connais pas.

« Maintenant que la consultation est faite et pour laquelle la majorité des lorrains ne s'est pas sentie concernée, que la majorité des quelques votants a dit « Non » alors que le projet est voté depuis des années et son financement "prévu", que décide la majorité régionale qui a été désapprouvée par ce vote stupide ? Quel gâchis ! »

Ma réponse à cette personne :

« Stupide, vous avez dit stupide, comme c’est stupide, et quel gâchis en effet. Le responsable va désormais devoir répondre en arguant des raisons d’être de la gare au mépris de la consultation, ou décider de ne pas la faire alors qu’il l’avait promis.
En ces temps de disette, ai-je ajouté, il est bien dommage de ne pas privilégier des investissements qui profitent aux milliers de travailleurs, quotidiennement embouteillés sur l’A31".

 

Pour répondre à Madame ZANETTI, le CES et le groupe des Verts, qui ne sont pas UMP, ce sont prononcés contre cette consultation, alors posture aussi ?

 

Revenons aux résultats.

Au-delà des résultats globaux qui, tel que cela a déjà été dit, expriment des doutes ou un rejet fort du projet de Vandières, la photographie par département ne manque pas non plus d’intérêt.

 

C’est en Meuse que la participation a été la plus élevée : 11, 19 %.

Le NON l’a effectivement emporté avec 60,41 %, ce qui montre bien la perplexité des Meusiens à l’égard d’un nouvel équipement fort coûteux, susceptible, dans le temps, de « menacer » la gare Meuse TGV, laquelle est, rappelons-le, un vrai succès. Il semblerait que ni Christian Namy, ni la SNCF (cf. courrier de G. Pepy à JP Masseret), ni vous-même, Monsieur le Président, n’ayez trouvé les mots pour convaincre les Meusiens du contraire.

Si votre rapport détaille les résultats de la consultation publique, il aborde également et longuement d’autres sujets et entre autres la reconversion de Louvigny en gare de fret.

 

Vous écrivez « la reconversion de celle-ci doit s’appréhender comme une vision anticipatrice de ce que sera le transport de fret à horizon de la prochaine décennie. »

 

Alors oui Monsieur le Président, ayons une vision anticipatrice de ce que sera le transport de fret dans un département rural comme la Meuse.

Les fours à chaux de Dugny, desservis par voie ferrée capillaire transportent 50 % de leur production par le fer. Cette desserte nécessite aujourd’hui d’importants travaux.

La maintenance, jamais réalisée était pourtant intégrée et financée dans la redevance d’utilisation alors versée à Réseau Ferré de France. A l’heure actuelle, SNCF réseau ne s’engage pas sur la pérennité de cette ligne si des accords, aux termes insurmontables pour l’industriel, ne sont pas actés.

Nous risquons, au mieux, une augmentation significative de camions sur nos routes et, au pire, la fermeture des fours à chaux.

Par ailleurs, la suppression de cette ligne menace également le site d’INEOS et conduirait, à terme, à la suppression de la gare de Verdun.

Je vous demande donc, Monsieur le Président, de bien vouloir intervenir auprès des instances compétentes (SNCF Réseau, le commissaire au redressement productif, le préfet de région, le ministre du transport et du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique) pour résoudre cette situation. Mais je pense que vous connaissez le dossier.

Monsieur le président, il ne s’agit pas d’une digression par rapport à notre sujet initial ; la création de nouvelle desserte sur le réseau SNCF ne saurait en effet être envisagée avant que celles qui existent et qui sont efficientes, ne soient dûment entretenues et améliorées pour des raisons économiques, d’emploi et d’écologie.

A la suite de la réunion j'ai demandé au Président MASSERET d'intervenir sur ce dossier des fours à chaux : il m'a dit "oui"

Thibault WILLEMIN lui m'a répondu " mais on n'y peut rien "! 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Claudine BECQ-VINCI - dans POLITIQUE
commenter cet article

commentaires